Académie Coin des Parents Santé & Prévention

La vie affective et sexuelle des lycéens, une enquête d’HEYME

HEYME l’assurance des jeunes a réalisé une enquête santé aux côtés d’Opinion Way. Des lycéens et lycéennes ont été interrogés pour connaître l’évolution de leurs connaissances et de leurs attitudes vis-à-vis de la santé sexuelle. Du port du préservatif au dépistage, cette enquête santé* révèle des comportements à risque qui persistent, ainsi que de fausses croyances autour de la transmission comme de la guérison du VIH/SIDA.

Le port du préservatif n’est pas automatique

Parmi les lycéens enquêtés, on observe une plus grande rigueur que chez les étudiants dans le recours au préservatif (74% l’utilisent à chaque rapports sexuels) mais le taux est en diminution par rapport à l’an passé (81% déclaraient l’utiliser systématiquement en 2018). Parmi eux, 60% expliquent le fait de ne pas mettre de préservatifs par la stabilité avec leur partenaire.

Parmi les lycéens enquêtés, on observe une plus grande rigueur que chez les étudiants dans le recours au préservatif (74% l’utilisent à chaque rapports sexuels) mais le taux est en diminution par rapport à l’an passé (81% déclaraient l’utiliser systématiquement en 2018). Parmi eux, 60% expliquent le fait de ne pas mettre de préservatifs par la stabilité avec leur partenaire.

Des dépistages trop peu présents

Seulement 10% des lycéens déclarent se faire dépister à chaque changement de partenaire. Concernant les raisons de ne pas se faire dépister, 54% estiment ne pas avoir pris un risque suffisant, 16% déclarent ne pas aimer les prises de sang et 15% précisent qu’ils ne savent pas où réaliser ce test.

Le constat est clair, les lycéens manquent d’information concernant les lieux de dépistage. A noter, les CeGIDD (Centre Gratuit d’Information, de Dépistage et de Diagnostique) proposent des dépistages du VIH, des hépatites et des IST gratuits et anonymes.
Pour en savoir plus sur le dépistage, vous pouvez consulter l’article de blog « se faire dépister ».

De fausses croyances sur le VIH/SIDA

Les lycéens sont 26% à avoir de fausses croyances sur les modes de transmission du VIH/ SIDA. Près de 13% pensent que le VIH/SIDA peut se transmettre par une simple piqûre de moustique, 6% en embrassant une personne séropositive et 3% en buvant dans le même verre qu’une personne séropositive. L’idée selon laquelle on guérit facilement du SIDA aujourd’hui progresse parmi les lycéens (17% pensent que l’on en guérit facilement contre 13% en 2018).

Les fausses croyances sur les modes de transmission du VIH/SIDA persistent et démontrent une nécessité de poursuivre et de renforcer les campagnes d’informations et de prévention.

Pour en savoir plus sur les IST, vous pouvez consulter l’article de blog « se protéger des IST »

Les moyens de contraception

Selon l’enquête santé HEYME, 37% des lycéennes qui ont déjà eu des rapports sexuels déclarent ne pas prendre la pilule contraceptive. Les raisons évoquées sont multiples : 8% déclarent se protéger par un autre moyen de contraception, 5% ne prennent pas la pilule car elle aurait un impact négatif sur la santé et 5% n’ont tout simplement pas confiance en la pilule contraceptive.

Également, 24% des lycéennes ont déjà eu recours au moins une fois à la contraception d’urgence et parmi elles, 8% y ont eu recours plusieurs fois.

Les informations sur l’utilité et les différents moyens de contraception se doivent d’être renforcées. Les CPEF (Centres de Planification et d’Éducation Familiale) ont un rôle d’éducation, d’information et d’accompagnement dans le domaine de la sexualité. A noter, les consultations médicales qu’ils proposent sont gratuites et anonymes.

Et qu’en est-il de la santé sexuelle des étudiants ?

HEYME a réalisé la même enquête auprès du public étudiants. On constate une baisse de la vigilance de la part des étudiants lors de leur entrée dans les études supérieures. Plus de liberté et d’autonomie, les étudiants négligent leur santé en oubliant les bons gestes. L’évolution de certains chiffres démontre, encore une fois, l’importance de la prévention.

L’étude OpinionWay pour HEYME a été réalisée via un questionnaire en ligne du 11 avril au 12 mai 2019 auprès de 841 lycéens et de 841 étudiants de France. Ces échantillons sont représentatifs de ces populations en termes de genre, d’âge, de région.

A lire aussi :

Violences et discriminations vécues par les lycéens : des données préoccupantes par HEYME