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Mois sans tabac : les astuces et conseils de Michel Cymès

Vendredi prochain, nous serons le 1er novembre, jour où débutera la quatrième édition du Mois sans tabac. L’occasion, évidemment, d’en finir avec la cigarette. Savez-vous que si vous ne fumez pas pendant un mois, vous multipliez par cinq vos chances d’arrêter définitivement le tabac ? Franchement, quand on sait les dégâts de la cigarette sur la santé, ça vaut le coup d’essayer.Les conseils de Michel Cymès .

Comment faire pour pallier le manque ? Le manque en question, c’est le manque de nicotine. C’est là-dessus qu’il est possible d’agir en ayant recours à des substituts. La nicotine, c’est la clé. Parce que la nicotine en elle-même n’est pas mauvaise pour le cœur ou les poumons. Elle n’est pas cancérigène non plus. A l’inverse de la fumée dans laquelle on trouve quelque 4.000 substances toxiques.

Gérer le manque de nicotine

« vous avez besoin de cette nicotine pour atterrir en douceur ». Et cette nicotine, vous allez la trouver d’abord dans le patch. Ça ressemble à un pansement que vous vous collez sur la peau et qui va ainsi vous alimenter en nicotine tout au long de la journée.

Il existe des patchs plus ou moins dosés. Mais pour un gros fumeur, ça peut ne pas suffire. Il peut avoir, bien que porteur du patch, de grosses envies ponctuelles de nicotine. Alors plutôt que de reprendre une cigarette, mieux vaut utiliser des gommes, des pastilles ou un spray nicotinique.

Deux alliés : la Sécurité sociale et Tabac Info Service

La cigarette électronique est aussi bon moyen d’arrêter, avec ou sans patch, avec ou sans ou pastille, avec ou sans ou spray en complément. Récemment, il a été dit qu’elle avait provoqué la mort de quelques personnes aux États-Unis, mais après enquête, il s’est avéré que les personnes en question avaient trafiqué leur cigarette en y mettant des produits nocifs. En France, les liquides qu’on trouve dans les boutiques spécialisées ne posent pas de problème.

Il existe aussi des médicaments efficaces pour arrêter de fumer. Il y a deux molécules sur le marché : la varénicline et le bupropion. On les retrouve sous plusieurs marques de médicaments. Vous pouvez les prendre en seconde intention, si la méthode du substitut nicotinique a échoué. Évidemment, une prescription médicale est indispensable. Il faut donc en parler avec votre médecin, d’autant que parfois, ils occasionnent des effets secondaires comme par exemple des insomnies.

Je précise, pour finir, que si vous décidez enfin d’arrêter de fumer, vous disposez de deux alliés. D’abord, la Sécurité sociale, qui rembourse le traitement, et le site tabac-info-service.fr : il vous suffit d’un pseudo et d’une adresse mail pour vous y inscrire à l’occasion du Mois sans tabac. Il existe même un appli pour vous coacher. Essayez, vous avez tout à gagner.

Source RTL