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Sécurité routière et Vie Lycéenne : Des lycéens compiègnois réinventent le réseau cyclable pour se déplacer à vélo en sécurité


« On ne peut pas se déplacer à vélo sans danger. » Le cri d’alarme des lycéens du Compiégnois en écho à l’accident survenu cet été dans la cité impériale, lorsqu’un ado de 12 ans a été percuté par un chauffard alors qu’il était sur son deux-roues ( le garçon s’en est sorti avec plusieurs fractures).

Cela fait une année que les lycéens travaillaient à l’amélioration des pistes cyclables avec pour objectif de pouvoir relier les trois lycées publics rapidement et en toute sécurité.

Des trajets entre lycées devenus presque quotidiens

Le sujet a été débattu par la commission voirie de l’Agglomération de la région de Compiègne (ARC)à la mi décembre 2019. Une réunion au cours de laquelle certaines idées des adolescents ont été retenues, pour leur plus grande fierté. Les élèves seront donc intégrés au comité « Mobilité active ».
L’enjeu est d’autant plus important que les adolescents sont davantage amenés depuis septembre à transiter entre les différents établissements depuis la réforme des lycées. « Certains de nos élèves doivent faire entre 35 et 45 minutes de bus pour suivre leurs options ailleurs que chez nous »,reconnaît, le proviseur de Charles-de-Gaulle, qui compte 1 200 élèves.

Un sondage montre que 95 % des lycéens sont favorables

Prendre le vélo serait bien plus rapide. Les lycéens seraient même demandeurs. Selon un sondage réalisé auprès de 271 élèves, 95 % d’entre eux se déclarent « pour » la création de pistes cyclables. Mais pour l’heure, ils jugent ce moyen de transport « trop dangereux ».
Traversées de 2 x 2 voies non sécurisées, trottoirs infranchissables, pistes qui débouchent sur un carrefour dangereux ou tout simplement pistes cyclables absentes. Les élèves de Charles-de-Gaulle ont noté toutes difficultés pour rejoindre les lycées Mireille-Grenet (2 000 élèves) et Pierre-d’Ailly (1 500 élèves).

Pourquoi pas des vélos en libre-service?

« Il n’y a pas besoin de grand-chose pour que ce soit bien », estime toutefois Nathan Coppens, l’un des instigateurs du projet. « La réflexion est très bonne et pas aberrante. Nous allons voir les propositions à retenir pour relier les pistes cyclables et le budget à mettre en face », salue un adjoint à la mairie de Compiègne chargé de la voirie.
Mais le projet ne s’arrête pas là. Les élèves ont aussi pour but d’obtenir l’installation de bornes de vélos en libre-service, accessibles avec leur carte de lycéen. Mais pour cela, c’est le conseil régional, compétent en la matière, qu’il va falloir convaincre.